LECTURE – LA MALADROITE 

  

Août 2012 Marina Sabatier succombe aux maltraitances qui lui sont infligées par ses deux parents. Elle a huit ans. 

Alexandre Seurat, pour qui « la maladroite » est son premier roman, retrace la chronologie de cette tragédie qui a secoué l’opinion publique.

L’auteur a habilement choisi de faire parler sous forme de monologues les personnes qui ont croisé le court chemin de vie de la petite victime, tantes, grand-mères, instituteurs, directrices d’école, assistantes sociales, médecins. Mais aucun n’est parvenu à faire réagir les lourdes machines judiciaire et administrative pour éviter le drame. 

Le style épuré de l’écriture apporte beaucoup de décence au regard que porte l’auteur sur cet événement. 

« Je ne voulais pas donner un aperçu des violences, mais raconter l’histoire des témoins, de leur impuissance et, du coup, de leur culpabilité. Il n’y a pas de jugement ; même si personnellement, je ressens une indignation. Ce n’est pas un roman engagé sur la maltraitance. Je voulais simplement révéler un processus, cet enchaînement spectaculaire, terrifiant de circonstances qui aboutit à une issue tragique, alors qu’on aurait pu l’éviter » déclare-t-il sur le site web de l’université d’Angers où il enseigne (uni-angers.fr). 

La maladroite aux Éditions du Rouergue

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