PAT O’MAY OU LA FORCE TRANQUILLE

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Une grande discrétion enveloppe la carrière de Pat O’May. Mais quand le voile se soulève, il apparaît une solide et puissante histoire d’amour avec la musique. Solide et puissante comme les sonorités qui jaillissent de sa guitare. Une relation qui résiste aux effets de mode et à la facilité depuis plus de trente ans. « Je suis à l’abri du disque d’or en choisissant de faire du Metal ou du Hard Rock, comme on disait autrefois ! », lance-t-il avec humour.

Le guitariste d’origine irlandaise, né en 1961 à Rouen et enfant de Bretagne depuis vingt-cinq ans, ne cesse d’élargir son horizon musical depuis sa rencontre avec la musique de Deep Purple et son perfectionnement aux côtés de Patrick Duplan « Le meilleur professeur au monde. Il m’a ouvert l’esprit sur les répertoires classique, blues et bossa nova ». Son penchant pour les mélodies celtiques se confirme en 1993, lorsqu’il décide d’entamer une carrière solo, après avoir été membre des groupes Marienthal puis Road 66.

Dans « BEHIND THE PICS », son huitième album, sorti en décembre, Pat O’May entretient soigneusement toutes ses influences qui apportent de l’accessibilité et de la rondeur à sa musique. Un goût pour les rencontres entre familles musicales qui se confirme avec la présence de l’orchestre symphonique de Sofia sur deux morceaux de son nouvel opus « On the Moor » et « Little Big Horn ». Une façon de nous faire pénétrer dans son monde par la grande porte. Un choix qui ne s’est pas fait sans crainte, l’artiste en avait l’idée depuis longtemps mais il redoutait la réaction de son producteur, Alain Le Meur, du label Keltia. Finalement l’un et l’autre en rêvaient secrètement.

Contrairement à son habitude Pat O’May décide cette fois-ci de se faire accompagner par James Wood dans son travail d’écriture, un compagnon de longue date que l’on retrouve à la guitare acoustique, au clavier et dans les voix, « J’ai voulu aller plus loin dans mes textes, me montrer plus intime et James a été le partenaire idéal pour m’aider à transmettre ce que ma musique ne peut pas dire ».

Pour « No religion » le deuxième titre de l’album, un clip-vidéo est en préparation pour le mois de Mai. Sans religion, pas de peine, pas de larmes, pas de mensonges… Le refrain de ce morceau affiche clairement la position de Pat O’May sur le sujet.
« A la veille de l’attentat contre Charlie Hebdo, j’étais en discussion avec mon producteur sur les images que nous allions poser sur ce titre, depuis, notre position n’a pas changé : pas de vulgarité, mais pas question de faire profil bas non plus ».

Ce musicien multi-faces, à la vie pleine de musique, reconnaît ne pas avoir choisi la voie la plus simple « Je suis inclassable. Les marchands de musique ne savent pas où ranger mes albums. Rock, Metal, Celtique ? compliqué, je suis les trois à la fois ». Pas très grave tout ça pour Pat O’May, pour qui le principal est évidemment de vivre de sa passion et de la partager. Et que d’expériences acquises et de belles rencontres depuis l’époque où il jouait du Scorpion, du Dire Straits et quelques compositions avec ses potes de lycée.

Ses collaborations dans les opéras-rock « Excalibur » et « Anne de Bretagne  » d’Alan Simon, où il faisait partie de la délégation bretonne aux côtés de grands noms tels que Martin Barre (Jethro Tull), John Helliwell (Supertramp), marquent un grand pas dans sa carrière. « Des liens que je conserve et qui m’ont permis d’avancer sur ce chemin qui est le mien », confie t-il. Bosseur inépuisable, Pat O’May signe aussi depuis une douzaine d’années les musiques du magazine Thalassa sur France 3 et notamment la bande originale des « Côtes d’Europe vues du ciel ».

Début avril Pat O’May et Pat Mac Manus, un géant de la musique irlandaise, se retrouveront à la Bresse, une commune du département des Vosges pour un concert dont le thème laisse rêveur « Irish Rock Guitar Night » tout un programme avec un hommage à Gary Moore et Rory Gallagher.

Autre date à retenir, le 12 mai sera l’unique passage de Pat O’May à Paris à la Boule Noire, 120 boulevard Rochechouart dans le 18ème arrondissement.

On a juste envie d’emprunter l’expression favorite de Georges Pernoud dans son émission sur la mer pour souhaiter : Bon vent Pat pour ce nouvel album !

Les premières dates de la tournée c’est par ici, dans ÉVÉNEMENT.

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9 réflexions sur “PAT O’MAY OU LA FORCE TRANQUILLE

    1. Je viens d’ajouter la date du 5 mai dans mon papier, un oubli encore sous le coup de ma rencontre bises et au 5 alors !

  1. Tu sais que sur la vidéo de « Overlord » en 2009, il ressemble vraiment a Garry Moore (RIP)
    un grand merci à toi pour ces excellentes nouvelles et pour avoir raviver des souvenirs
    Merci, merci, merci
    Bisousssssssssssssssssssssssssss

    1. Merci Pendra, je vais tâcher de voir la vidéo. C’est vraiment une très belle rencontre que j ai fait là et suis ravie que tu apprécies

      1. c’est une rencontre que je qualifierai d’exceptionnelle 🙂 qu’elle chance !!!! un grand parmi ceux qui restent encore, oui, vraiment qu’elle chance
        bisoussssssssssssss
        vivement le mois de Mai 🙂 🙂

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