Deux grands A A + pour Arcadie le troisième album d’Archimède, sorti au début l’été. Une belle entrée dans la saison solaire et pétillante comme le travail des deux mayennais.

Onze chansons de pure jubilation compose cet opus. Un album qui musicalement respire la gaieté avec des mélodies pop rock, porteuses d’énergies positives. Ça fourmille d’intruments, judicieusement choisis pour chaque chanson. L’harmonica, le trombone, la trompette, le cor, retentissent tantôt avec insouciance, tantôt avec gravité. Les violoncelles arrivent à point nommé pour accompagner les paroles émouvantes du onzième morceau intitulé « Le grand jour ».

Les textes se décortiquent, s’écoutent se réécoutent. Il faut lécher l’assiette car la sauce est bonne ! Délicate quand Archimède nous parle d’amour, épicée quand il s’agit du monde de la finance, aigre-douce dans « Toi qui peines au bureau » et « Ça fly away ».
Ici en live http://videos.leparisien.fr/video/archimede-en-live-au-parisien-ca-fly-away-16-06-2014-x1zmb8b

Les deux frères sont sûrement des réincarnations du chat ! Ils semblent avoir vécu plusieurs vies pour aborder tous ces thèmes avec autant de maturité et de justesse dans les propos.

Nicolas et Frédéric Boisnard, les deux principales composantes d’Archimède, nous font là un très très beau cadeau. Ils sont provinciaux (Mayenne), chantent en Français, un couplé difficilement gagnant pour certains. Mais voilà ça le fait, avec excellence en plus ! Et comme ils le chantent « On n’est pas des parigots, mais on n’est pas plus cons que dans le Marais ». La preuve en musique avec cette composition où nos sens en prennent plein la gueule.

Que leur reprocher ? A part leur coupe de cheveux et leur anglais niveau 5ème techno !

Archimède est en tournée depuis le 4 octobre et sera à Paris au Divan du Monde le 6 novembre.

20141023-191555.jpg

Publicités