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Jean-Louis Aubert nous rajeunit, même quand il nous dit « nous ne pouvons pas remonter la rivière ». Alors ce soir, nous la descendrons volontiers en sa compagnie.

Pas si loin finalement le temps où Téléphone déchaînait son public, fin des années 70 début des années 80. Mardi 14 octobre 2014, 20h30 au Palais des Congrès de Paris, nous retrouvons le même Jean-Louis Aubert, enthousiaste, joyeux, généreux juste avec des cheveux gris en plus, tout comme la majorité de son public d’ailleurs. Le sourire ne quitte pas son visage, il nous donne envie de chanter, de danser, de bouger.
Il n’aura fallu que quelques secondes pour que la salle se mette debout et que les plus rapides se collent le museau au ras de la scène. Cet artiste là, vous invite si fort dans son monde.

La première partie de la soirée nous transporte dans les « Parages du vide ». Titre du nouvel album de Jean-Louis Aubert dans lequel il a choisi de mettre en musique les textes de Michel Houellebecq .
Ce soir, la poésie flirte avec le rock, et ça lui va bien ! Un jeu de lumière psychédélique sur un décor minimaliste accentue le sentiment d’appartenir à une autre dimension.
Plus que le visage virtuel de Houellebecq, sa présence plane sur les lieux, il n’est pas très loin le bougre, mais il ne se montrera pas.

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Le mariage Houellebecq-Aubert s’est définitivement confirmé comme une évidence aux oreilles de chacun. Les textes du chanteur ne sont finalement pas si éloignés de l’écriture de son ami écrivain. Aubert n’aurait-il pas pu écrire « Face B », Houellebecq n’aurait-il pas pu écrire « Un autre monde » ?

Une deuxième partie beaucoup plus rock, plus nostalgique nous attend, avec « La Bombe humaine », obligé ! mais aussi « New York avec toi », « Alter Ego », « Fleur de ma ville » réclamée par l’assistance.
Et comme Aubert n’oublie jamais personne, et surtout pas son duo avec la grande voix de Barbara, « Dis, quand reviendras-tu ? » est venue compléter la set liste de la soirée. Les Rolling Stones et Queen surgissent aussi, avec quelques accords sortis de la guitare de notre ange.

L’artiste achève le concert sur ce tube des années 1989 « Voilà, c’est fini »… Jean-Louis semble avoir du mal à quitter la scène, après trois heures de concert et trois rappels. Puis sa guitare sur le dos, il disparait pour traverser la France en bus avec ses musiciens et prolonger sa vie de troubadour.

Et voilà, ce matin, le réveil est un peu plus compliqué qu’il y a trente ans. Les jambes sont molles et les cervicales accusent plus difficilement les balancements de la tête… mais qu’importe le coeur a largement rechargé ses batteries.

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4 réflexions sur “Jean-Louis Aubert entre poésie et nostalgie

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