La chapelle de St-They entre Plouhinec et Plozévet abrite un drôle d’occupant. L’édifice religieux est une des étapes du Festival Arts à la Pointe. Damien Louche-Pelissier a su donner tout son sens à la formule empruntée à Paul Éluard, « Le dur désir de durer », thème de ce 25ème circuit d’art contemporain en Bretagne (Finistère).

Le lieu appelle au calme, un petit ruisseau longe l’arrière de la bâtisse, la porte ouverte laisse passer les rayons du soleil de cet fin d’aprés-midi. L’ambiance demeure apaisante jusqu’à ce que l’on franchisse le seuil.
Un squelette en lévitation se tient au milieu de la minuscule sacristie.

L’oeil est incontrôlablement attiré par l’oeuvre mortuaire. Peu à peu la vision se familiarise avec la semi-pénombre, et l’on découvre le travail minutieux de l’artiste. Une multitude de bouts de bois, semblables aux os du corps humain constitue le squelette. Et pour donner l’illusion de lévitation, de longs fils de nylon partant de la charpente de la chapelle maintiennent le squelette à un mètre du sol. La prouesse du travail est remarquable.

Pour accentuer l’étrangeté de l’exposition, des cafards fabriqués avec des éléments naturels parcourent les murs de l’enceinte. Et décidément inspiré par la mort, l’artiste a façonné un crâne humain en cire. La timide lumière qui s’immisce dans les lieux procure à cette oeuvre un réalisme inquiétant.

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