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Une sortie au restaurant qui revient à chère !

Blogueuses, blogueurs, une de nos « confrères » a été condamnée par le tribunal de grande instance de Bordeaux à verser 1500 euros de dommages et intérêts et 1000 euros de frais de procédure pour avoir écrit un article peu élogieux sur un restaurant du Cap Ferret.

L’affaire remonte au 30 juin dernier.

Au travers de son papier la condamnée partage sur la blogosphère sa déception face à l’accueil que lui a réservé l’établissement girondin. Un apéritif qui tarde à être servi, des réflexions désobligeantes provenant de la propriétaire des lieux, une désorganisation totale dans le service, autant de désagréments qui méritent d’être soulignés. N’est-ce pas là ce que font légitimement les guides de restauration pour nous conseiller dans nos choix… Mieux vaut prévenir que guérir.

Le coeur du problème dans cette affaire réside dans la titraille (titre) choisie par l’auteure du récit : « L’endroit à éviter au Cap Ferret : Il Giardino ». Pour cet intitulé, la justice a retenu comme grief LE DÉNIGREMENT, tandis que le contenu, toujours selon la justice, relève de la liberté d’expression.

Ce jugement a été établi suite à la plainte déposée par la propriétaire du restaurant. En effet, l’article de la cliente-blogueuse remporte un certain succès sur la toile et se retrouve bien placé dans le référencement de Google, ce qui n’est jamais de bon augure pour le commerce.

La tenancière a eu recours aux services d’un avocat. La blogueuse a choisi de se défendre seule, comptant sur sa bonne foi… grave erreur. Malgré toute son honnêteté, c’est la rencontre du pot de terre contre le pot de fer.

En tant que blogueur, il faut reconnaître que l’on ne prend pas toujours en considération l’impact que peut avoir nos écrits. A la fois « rédacteur en chef » de notre site, « journaliste », « correcteur » et « illustrateur », force est de constater que l’objectivité nous manque parfois. Pas toujours facile lorsque l’on est seul face à son sujet de prendre de la hauteur.

A chacun d’entre nous de savoir où se situe la ligne rouge, s’il ne souhaite pas avoir à en découdre avec les tribunaux.

Le papier de ce litige n’apparait plus sur le site de la blogueuse, en revanche Google ne l’a pas effacé.

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