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Julien Doré ouvre dimanche 15 juin à 12 h 30 le programme du 165è Prix de Diane.
Pour la septième année, France Galop a fait le choix de programmer un concert gratuit et de qualité. Le vainqueur de la Nouvelle Star 2007 n’en est plus à son galop d’essai. Deux cents dates de concerts mettent en lumière son nouvel album « LØVE », vendu à 200 000 exemplaires. Un CD très intimiste au titre trompeur, puisqu’il se traduit par lion en danois. De « Bichon », son deuxième album, à lion, il n’y avait qu’un pas à franchir pour que l’artiste côtoie un jour les pur-sang.

Le Prix de Diane est la journée de l’élégance, attachez-vous de l’importance à l’apparence ?
Oui, tout comme je me prépare physiquement et mentalement pour monter sur scène, l’habillement fait partie de ce tout. Au quotidien, je suis moins regardant.

Connaissez-vous le monde des courses ?
C’est ma première sur un hippodrome. Lorsque je travaillais pour une société de nettoyage, nous allions déjeuner dans des bars-PMU. Mes patrons étaient joueurs, moi, l’addiction m’effraie un peu.

L’univers hippique est masculin, vous dites aussi « mes gars » en parlant de vos musiciens.
Quand je dis mes gars, ce n’est pas pour le côté masculin, c’est plutôt affectueux envers mon équipe de 15 garçons avec lesquels j’entretiens des relations de confiance et d’amitié. Mon public est très féminin. J’ai invité deux chanteuses, Micky Green et Brigitte à chanter sur mon album.

Les jockeys sont très superstitieux, et vous ?
Plus nous avançons dans la tournée et plus le groupe adopte des rituels. Il y a une hiérarchie dans les gestes de préparation avant de monter sur scène. Je ne les dévoilerai pas, ils ne fonctionneraient plus!

Vous semblez courir après le temps. Où trouvez-vous cette énergie ?
Je suis heureux quand le temps m’échappe. Il y a des moments très physiques dans ce métier, comme chez un sportif. Au moment où je vous parle, j’ai très mal au dos. La fusion de mon groupe me donne de l’énergie et notre complicité me permet de souffler sur scène. Il faut savoir doser, ce que j’ai parfois du mal à faire.

Comme les jockeys, vous vivez de votre passion…
La musique est arrivée tard dans ma vie, vers 18 ans, quand j’étais étudiant. Les Beaux Arts ont ouvert mes sens artistiques. J’ai compris que ma vie pouvait être plus belle en vivant au travers de la musique.

J’ai conscience de la période compliquée dans laquelle nous vivons, je me sens utile lorsque j’ouvre les portes du bonheur. L’artiste joue un rôle aussi important qu’un politique ou qu’un scientifique.

Vous êtes auteur, compositeur, interprète, lequel des trois dirige ?
C’est ma Trinité, les trois sont inséparables. Un mot peut guider mes mains sur le clavier, comme ma voix ou l’interprétation donne la suite à une phrase. Je ne me lève pas le matin en me disant aujourd’hui je dois écrire une chanson. Ecrire et composer s’imposent à moi, ce qui me rassure.

Christine Hamon

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