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Le Pacific Rock, se prépare à une belle soirée hommage AC/DC le vendredi 23 mai en recevant le groupe de hard rock, War Machines. Avant de faire vibrer sa Gibson, Raff, le guitariste joue d’abord carte sur table en répondant à quelques questions.

Quelle est ton histoire avec la musique et le groupe AC/DC ?

« J’ai commencé à écouter de la musique vers l’âge de 7 ans, avec Génésis. A l’adolescence, je me suis orienté vers le courant punk qui correspondait parfaitement à mon état d’esprit rebelle du moment. Puis arrive le 22 juin 2001 (presque une date de naissance pour Raff), je suis au Stade de France, un copain a obtenu des places pour assister à un concert de hard rock. Je ne connais pas spécialement le groupe qui s’y produit et en plus nous sommes très mal placés. Et là, le choc, les cloches se mettent à sonner dans mes oreilles, je reste scotché sur l’intro de Back in Black. Je viens de découvrir AC/DC. J’ai alors 17 ans. Aujourd’hui j’en ai 29 et j’écoute le groupe australien entre deux et trois heures par jour, je ne m’en lasse pas.

Qu’apprécies-tu plus particulièrement chez AC/DC ?

« J’ai un grand respect pour leur attitude musicale. Le disco est passé par là, AC/DC a fait du hard. Le punk a secoué le monde de la musique AC/DC a continué à faire du hard, idem pour la vague house et le rap. Les frères Young n’ont jamais tourné le dos à leur premier amour. Et puis, pour chaque moment de la journée ou de ma vie vie, je trouve chez eux un morceau qui correspond à mes attentes».

Comment as-tu appris la musique ?

« Je me suis lancé dans l’apprentissage de la guitare par passion pour AC/DC, juste après les avoir découverts. A mes débuts mon père devenait fou, je jouais avec une pièce de monnaie en guise de médiator. J’ai dû prendre trois ou quatre cours».

Quand est né War Machines, quelle est la philosophie du groupe ?

« En 2008 avec Ghis, un copain de lycée et le bassiste du groupe, nous avons commencé à jouer ensemble puis l’idée d’un groupe est venue petit à petit, pour les autres membres, la rencontre s’est faite par Internet et par relations. Notre premier contact avec le public a eu lieu le 28 Mars 2009. Notre seule ambition est de mettre nos compétences musicales au service des amoureux du hard rock en général et d’AC/DC en particulier ».

Vis-tu de ta passion ?

« Pas du tout ! Je travaille dans une société spécialisée en marketing et publicité pour les salles de sport. J’aime dire que je suis facteur, car je suis constamment sur la route ».

Que t’apporte de jouer de la musique et de monter sur scène ?

« Pour moi, le Rock est un moyen d’expression qui m’a permis de me libérer et de prendre confiance. Je suis plutôt de nature timide. Quand j’étais petit, j’étais très complexé, je me battais souvent pendant les récréations. War Machines m’a permis de me faire les meilleurs potes, la musique est une grande famille ».

Comment expliques-tu le succès des Tributes ?

« Tous les Tributes ne connaissent pas le succès, surtout en France, où les médias et les salles subventionnées se montrent très frileux et condescendants face à ce genre. Avec War Machines nous avons joué devant 800 personnes, mais aussi devant six spectateurs, il y a deux ans à Miramas (rires). Le Hard Rock, pour parler de ce que je connais, est moins à la mode depuis une dizaine d’années. Bien que le Hellfest (Festival de hard rock) fédère encore autant de passionnés. Heureusement, il y toujours les nostalgiques de ces années 80-90, c’est eux en grande partie qui soutiennent cette mouvance. Le public de War Machines est inter-générationnel, il y a ceux qui découvrent et ceux qui redécouvrent. Le plus beau compliment que l’on puisse nous faire est de nous dire que l’on donne envie d’écouter du AC/DC ».

Pourquoi choisissez-vous le Pacific Rock à Cergy et pas une salle parisienne ?

«Pour la proximité avec le public, la capacité de la salle est d’environ 350 personnes. Nous y jouons depuis Juin 2010, ce qui nous fait 13 ou 14 concerts, nous sommes un peu comme à la maison. Cette salle de concert qui fêtera ses 6 ans en septembre prochain s’oriente de plus en plus vers les concerts hommages (Tribute) ».

La musique d’AC/DC est-elle difficile à jouer ?

« Oui et non, AC/DC c’est 3 accords, le plus compliqué est de faire groover les morceaux, donner vie au répertoire pour que le public tape du pied ! A la base Angus Young est un guitariste de blues ce qui n’est pas facile à retranscrire. Notre choix, pour nous démarquer des autres Tributes, est justement de travailler le côté bluesy des morceaux, autant que la recherche scénique. A ce propos ma période référence se situe en 1978 avec l’album Power Age et la tournée qui a suivi, juste cinq gars qui jouent sur scène sans fioritures»

Pour le 23 mai, comment se fait le choix des chansons ?

« Démocratiquement au sein de notre formation. AC/DC, c’est à peu près 180 morceaux, nous en maitrisons une bonne cinquantaine ce qui nous permet d’être différents d’un concert à l’autre mais en respectant toujours l’équilibre entre l’ère Bon Scott et l’ère Brian Jonhson, pour faire plaisir à tout le monde ».

Comment te sens-tu à quelques jours de la date ?

« Pour le moment très bien, après notre répétition du 21, je pense que la pression va monter en puissance. Je suis un gros traqueur et ne serais satisfait que si je sors du concert les genoux en sang, mais pas sur une civière comme Angus. La capacité physique de ce musicien reste une énigme pour moi ».

Où serez-vous le 21 juin ?

« Aucune idée, pour nous c’est tous les jours la fête de la musique ! ».

Quels sont tes voeux pour l’avenir ?

« Etre un bon papa ». (Raff sera papa d’une petite fille en septembre).

INFORMATIONS PRATIQUES :

Pacific Rock ~ Bar ~ Salle de concert ~ Studio d’enregistrement
13 rue Francis Combe 95000 Cergy ~ 01 30 38 51 05
Ouverture des portes à 20h00 ~ Entrée gratuite jusqu’à 21h30 ~ Consommation obligatoire 5 euros ~ Les retardataires seront majorés de 5 euros.

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