Il est 12h30 lorsque Jean-Louis Aubert arrive au Journal, sa guitare sur le dos et ses nouvelles chansons dans les poches.
Son nouvel album paraît le 14 avril, le résultat d’une rencontre inattendue avec Houellebecq, le Prix Goncourt 2010.

A l’image de l’éternel adolescent, il bondit sur la table qui se trouve au centre de la rédaction. Petit bonhomme mais grand artiste, il veut croiser tous les regards, partager ses dernières trouvailles.

Le concert démarre par un clin d’œil. Une version adaptée pour la circonstance de « Un jour j’irai à New York avec toi » qui devient « Un jour j’irai chanter au Parisien avec toi ».

Avant de se lancer dans son nouveau répertoire, il nous raconte la naissance de ce projet. « C’est en allant acheter des cigarettes que je suis tombé sur un recueil de poèmes de Houellebecq, « Configuration du dernier rivage » . Trois jours plus tard, je me suis plongé dans la lecture, ma guitare à portée de mains. Tout naturellement, j’ai fait le lien entre mes notes et les mots de Michel ». L’ex Téléphone ne connait pas l’écrivain, il lui propose de mettre des ailes à ses mots, la formule est pleine de douceur, Houellebecq se laisse séduire. Les mois passent et leur bébé voit le jour. Il sera baptisé « Les parages du vides ». Un album délicieux de seize chansons-poèmes à la sauce Aubert-Houellebecq. Pas une virgule n’a été changée, comme si dès le départ les textes étaient écrits pour être chantés explique Jean-Louis. « Une belle rencontre ou peut-être une belle amitié » murmure-t-il avec un brin de timidité dans la voix.

« Finalement, c’est le sommet de la complémentarité et ce sont des alliances que je trouve merveilleuses quand elles peuvent arriver. Il y a un peu la main du destin là-dedans », dit-il. Avec ce disque, « des gens qui n’ont jamais lu un bouquin de lui vont peut-être connaître un de ses poèmes par cœur ».

La sortie des Parages du vide, le 14 avril, coïncide presque avec l’anniversaire du chanteur, né le 12 avril. Une petite bombe (humaine) à particules (élémentaires) qu’il est conseillé de posséder.

L’artiste donne rendez-vous à son public le 12 octobre au Châtelet et les 13 et 14 octobre au Palais des Congrès avant de partir en tournée dans toute la France.

Voilà, c’est fini, on ne va pas se dire au revoir comme sur le quai d’une gare, mais plutôt en image…

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