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De la perplexité, voilà ce que m’inspire certains articles de blogueurs ou plutôt blogueuses qui n’hésitent pas à confier leur vie très privée sur le net.
Suite à la lecture de ces billets, je me trouve dans l’embarras, dans l’indécision du « j’aime » ou « j’aime » pas. La complaisance est plutôt de coutume dans le milieu de la blogosphère, à l’exception des sites politisés, mais ça, c’est une autre histoire. Aujourd’hui, je vais manquer de respect aux règles d’amabilité.

Pour une fois, mes propos s’affichent mi-fielleux, mi-admiratifs et n’engagent que moi.

Acte courageux ? possible. Acte déplacé ? sûrement. Faire étalage de ma vie privée est au-dessus de mes forces. L’idée même que toute une assemblée de followers et plus encore, puisse s’immiscer dans mon for intérieur, frôle l’insoutenable.
Une notion qui échappe à certaines lorsqu’elles exposent, comme à la brocante, le comportement de leurs proches, de leur couple, de leurs enfants. Sans le consentement de ces derniers, on atteint la violation de l’intime. Car quoi de plus précieux que ce petit pré carré qui n’appartient qu’à nous et à nos chers. La cellule familiale puise sa force au sein même de son coeur, sans vivre en ermite, il y a des thèmes heureux ou douloureux qui ne concernent qu’elle.

Ces audacieuses utilisent leur blog comme un exutoire, ou une séance chez le psy. C’est moins onéreux que de s’allonger sur le divan. Mis à part le fait d’afficher les siens à leur insu, le problème réside dans la teneur des commentaires de lecteurs. L’auditoire, plein de bonne volonté, se range systématiquement dans l’écho du papier. Ici, le désaccord, contrairement à la vie de couple, n’existe pas. Alors que l’auteur n’attend peut-être que cela pour soulager sa peine.

Mais voilà, le lieu est mal choisi. Délicat d’aborder, presque sur le bord du trottoir des questions existentielles lorsque l’on ne connait rien de la vie de l’autre ou si peu, avec pour seul indice un article gonflé à l’émotionnel.

A la décharge de ces extraverties, le sujet est généralement bien empaqueté dans un style dynamique. Insidieusement, et c’est là toute sa force, la lecture du papier n’est pas rébarbative.
On se laisse embarquer par le fleuve sans trop savoir jusqu’où il nous mènera. Et soudain, on s’aperçoit mais trop tard que c’est le fond plus que la forme qui dérange. Derrière l’ écran on se transforme en voyeur… et ça me chagrine, mais peut-être que moi !

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