SURVEILLANCE EN HELICOPTERE PAR LES DOUANES

Le Fort de Brégançon, résidence présidentielle depuis 1968 sort de son carcan gouvernemental pour devenir un monument national. Ce lieu de villégiature qui a accueilli sept présidents de la République pourrait ouvrir partiellement ses portes au grand public à partir de cet été.

Juchée sur un piton rocheux de la côte varoise et plongeant sur la grande plage de Bormes-les-Mimosas, la bâtisse a fait le bonheur des paparazzis. En 2001, un cliché sournois dévoilait Jacques Chirac dans son plus simple appareil au balcon de la demeure. Mais la photo n’avait, à l’époque, pas obtenu le droit d’être publiée.

L’entretien du fort de Brégançon coûte chaque année 230 000 euros à l’Etat, un peu onéreux pour les quelques rares passages de nos gouvernants.

Le général de Gaulles fut le premier président à dormir au fort. Mais ayant subi toute la nuit les attaques de moustiques, il qualifiera son passage de « cauchemardesque », et n’y reviendra plus jamais. Georges Pompidou et Valéry Giscard d’Estaing l’ont investi plus souvent. Jacques Chirac comparait l’endroit à une prison. Nicolas Sarkozy y séjourna à quatre reprises et François Hollande une seule fois à l’été 2012.

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