Pour mes premiers pas en photo, je ne pouvais espérer mieux.

Le 1er janvier 2014,  un des plus beaux modèles s’offre à moi. Dans mon objectif : l’Atlantique se déchaîne,  une belle tempête s’amorce. Solidement campée sur mes jambes, pour ne pas m’envoler, j’essaie tant bien que mal de garder le cap.

Tempête à la Torche

Le spectacle exceptionnel que m’ offre la mer ce jour là, ne me facilite pas la tâche. Pour une première expérience, je m’attaque peut-être à plus fort que moi. Il me faut composer avec le vent dans les yeux, les embruns qui recouvrent mon objectif (oublié le p’tit chiffon) et la luminosité qui ne cesse de changer d’avis.

Tempête à la Torche  2

Pour accroître la difficulté, mon modèle ne cesse de bouger ! Forcément, j’affronte l’océan. La vague approche, là voilà, je me prépare, je cadre, elle claque sur le rocher, l’eau s’envole dans les airs en formant une dentelle qu’éclairent les rayons du soleil. Hélàs, j’ai déclenché trop tard, encore un cliché que je ne garderais que dans la tête.

tempete 4

Je m’obstine. Je m’entête. Mes doigts se raidissent. Prendre des photos avec des gants ne ferait qu’ajouter du handicap. Il me faudra une bonne série de prises pour obtenir cinq à six clichés acceptables.

TEMPETE 9

Bénéficier d’un tel panorama sans parvenir à le reproduire est un peu frustrant sur le coup. Mais où serait le plaisir s’il n’y avait pas cette incertitude de réussir sa prise de vue. L’excitation de découvrir le résultat, une fois rentrée chez soi, contribue largement à ce petit jeu avec l’image. M’attrapera, m’attrapera pas.

TEMPETE 8

Une première expérience que je ne suis pas prête d’oublier. Merci Dame Nature, merci Père Noël…

C.H.

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