« La fille qui marchait sur l’eau » est le premier roman de l’écrivain indien Siddharth Dhanvant Shanghvi, paru en 2006 aux éditions 10-18. L’histoire s’ouvre sur un mariage entre une jeune indienne d’Udaipur et un jeune indien de Bombay dans les années 1920. Beaux, intelligents, sans différence d’âge, l’union a été programmée mais la contrainte n’empêchera pas l’amour de naître entre les deux protagonistes.

Ce premier lever de rideau pourrait laisser penser qu’il s’agit là d’un bon vieux roman à l’eau de rose. Sous la plume de cet écrivain, le récit ne peut en rester à ce stade. Cette saga familiale ouvre le tiroir des réflexions plus subtiles telles que l’acceptation de son destin, la bataille pour le modifier, l’extravagance pour l’oublier.

La rudesse du récit virevolte sans interruption sous la finesse de l’écriture. Un savoureux mélange de chaud et de froid, de sucré et de salé anime les personnages sur fond de société indienne sous le joug du colonisateur anglais. Pour tous ceux qui affectionnent les grands voyages virtuels, ce roman a la puissance de faire décoller le lecteur vers ce continent empreint de magie et de mysticisme.

Pour « La fille qui marchait sur l’eau » Siddharth Dhanvant Shanghvi a obtenu le Betty Trask Award. Prix décerné par la société des auteurs au premier roman d’un écrivain de moins de 35 ans et citoyen du Commonwealth.

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